La Gazette des Clayes sous Bois

 

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Le 19 mars 1962

Affiché sur les panneaux municipaux : Dimanche 19 Mars à 11 heures, commémoration du 19 mars 1962, au Monument aux morts, avec discours du maire et du représentant de la F.N.A.C.A.

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Qui est la F.N.A.C.A. ? C'est une fédérations d'anciens d'Algérie créée en 1958 et noyautée par le parti communiste à l'insu de beaucoup de ses membres.

Aucun des contributeurs à cet article n'est pied noir ou français musulman...

Madame le Maire.

Mesdames et Messieurs les élus, les membres des corps constitués, les anciens combattants, les résistants et déportés. Messieurs les anciens d'Algérie.

Croyez-vous vraiment qu'il soit convenable de vous réunir aux Clayes avec la caution de la F.N.A.C.A. pour commémorer le 19 mars 1962 ?

- N'y allez pas car ce serait commémorer un "cessez le feu" qui a vu l'armée française tirer, sur ordre du gouvernement français, sur une population française défilant drapeaux français en tête.

- N'y allez pas car après ce "cessez le feu" l'armée française est restée l'arme au pied alors qu'on égorgeait 150.000 de ses Karkis qu'elle avait désarmés et abandonnés.

- N'y allez pas car c'est le seul cas dans l'histoire d'une armée laissant massacrer ceux qu'elle était chargée de défendre.

Pour ces trois motifs mais un seul suffirait, IL N'Y A PAS LIEU DE COMMEMORER cette date.

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Voici un (long) résumé de ce qui s'est passé à partir du 19 mars 1962, date qui devait - parait-il - marquer l'arrêt des tueries, alors que dans les mois qui ont suivi 160.000 personnes, au moins, ont été massacrées .

Après l'avoir lu et avoir vu quelques photos, décidez en votre âme et conscience si, même en service commandé, vous pouvez décemment vous réunir derrière des drapeaux tricolores, face aux noms des clétiens morts pour la France en 14-18 et en 39-45, afin de commémorer une sanglante infamie :


18 mars 1962

Signature des accords d'Evian (*) entre Louis Joxe et Krim Belkacem.

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(*) texte des accords : www.tlfq.ulaval.ca/axl/afrique/algerie-accords_d'Evian.htm


19 mars 1962

Suite à ces accords un "cessez le feu" immédiat est décrété par le gouvernement français : à partir de ce jour-là, en Algérie, l'armée, la police et la gendarmerie, recoivent l'ordre formel de se cantonner dans leurs casernes et de cesser les opérations anti FLN.

Christian Fouchet est nommé Haut commissaire en Algérie. Abderhamane Farés (*), collecteur de fonds FLN, est libéré de prison, il est pressenti pour être  Président de l'exécutif provisoire en Algérie.

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(*) Président de l'Assemblée algérienne en 1953, il croit à l'intégration au sein de la nation française. En 1955 il prend ses distances avec la politique de Soustelle, et noue des contacts avec le Front de libération nationale (FLN) à qui il apporte aide matérielle et juridique, tout en souhaitant un réglement négocié du conflit. Installe en 1956 à Paris, il est arrêté le 4 novembre 1961 pour collecte de fonds au profit du FLN. Libéré après les accords d'Evian, il préside, d'avril à septembre 1962, l'Exécutif provisoire algérien, négocie l'indépendance, et prend contact avec Jean-Jacques Susini, alors à la tête de l'OAS. L'indépendance proclamée en juillet 1962, il remet, le 27 septembre, le pouvoir à Ahmed Ben Bella. Arrêté en juillet 1964, il est libéré un an plus tard, et se retire de la vie politique et s'installe en France. Il meurt le 13 mai 1991.


20 mars 1962

Ben Bella et Boudiaf dirigeants FLN (*) , arrétés dans l'arraisonnement de leur avion en 1956, sont libérés.

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(*) Ahmed Ben Bella, président de la république algérienne sera renversé par Boumediène en 1965, emprisonné quatorze ans dans le Sud algérien, libéré et exilé volontaire en France.

Mohamed Boudiaf sera arrété par le FLN dès fin juillet, relaché 3 mois après il vivra en exil au Maroc avant de revenir en Algérie comme président du Haut Comité d’Etat en 1992 et être assassiné 6 mois plus tard par l'armée algérienne.


22 Mars 1962

3 jours après le cessez le feu : BAB-EL-OUED, un quartier populaire d'Alger. Parce que les gens, rendus fous d'être lachés par la métropole après 8 ans d'une guerre terroriste atroce, manifestent de façon dérisoire sur leurs balcons et tapent sur des casseroles en scandant AL-GE-RIE-FRAN-CAISE, le gouvernement décide de les intimider, Bab El Oued est bouclée, plus d'eau, plus de ravitaillement. C'est la gendarmerie mobile qui assure le blocus de ce quartier populaire de 50.000 personnes.

Elle y pénètre et se livre à des perquisitions très violentes. Elle met les appartements et les magasins à sac, écrase les voitures avec ses chars, arrête et déplace tous les hommes de 14 à 70 ans vers les camps de Beni-Messous, Berrouaghia, Paul Cazelle etc...

Impossible de compter les morts et les blessés victimes de ces actions de police particulièrement musclées mais la gendarmerie avoue officiellement 60 morts et 200 blessés dans la population en 5 jours.

L'OAS réplique : attaque de véhicules de la gendarmerie dans le tunnel des facultés, 18 gendarmes mobiles sont tués.


26 Mars 1962

7 jours après le cesser le feu : Massacre de la rue d’Isly par le 4 éme R.T.A. de l’armée française.

Sa mission était d'empêcher la manifestation de ces civils allant protester, drapeaux français en tête, contre le blocus de Bab-El-Oued et les violences infligées à ses habitants. Pourtant les barrages s'écartent devant la foule et rien n'est fait pour dissuader les manifestants de continuer leur marche. Cependant pour un rassemblement pacifique, non interdit, les autorités ont prévu que les forces de l'ordre auraient des fusils mitrailleurs dans leurs dotations de combat.

Vers 15 heures, rue d'Isly, l’armée ouvre le feu sans sommation, à bout portant, sur cette foule sans défense, fauchant hommes, femmes, enfants.

Qui a tiré le premier coup de feu ? ... Quoiqu'il en soit c'est l’horreur.

Un jeune officier français (le lieutenant Ouchene, Kabyle qui rejoindra la France et s'y suicidera de désespoir), poussé par un civil,  hurle 10 fois « halte au feu »... Mais les raffales de FM continuent de balayer la rue. les tirailleurs algériens du 4 ème R.T.A mettront douze minutes pour obtempérer.

L'enquête de police indiquera que 102 tirailleurs ont utilisé leur arme dans cette boucherie, tirant plus de 2.300 cartouches, elle n'aura pas de suite (1).

Quelques témoignages poignants et la bande son de la fusillade :

15 heures 15, tout est consommé.

Les corps transportés à la morgue de Mustafa ne seront jamais rendus à leurs familles. Les médecins constateront que plusieurs blessés ont été achevés d'une balle dans la tête.

Bilan officiel : 80 tués, dont 4 musulmans, et plus de 200 blessés. Le plus sinistre est peut-être que l'armée s'est soucié de décorer de la médailles militaires un certain nombre de tirailleurs du 4 ème R.T.A. ayant participé au massacre.


1 er. avril 1962

Levée du blocus de Bab el Oued, 7 500 appartements ont été perquisitionnés et saccagés, 15 000 Personnes ont été arrêtés et internés pour vérification d'identité dans les centres militaires préalablement vidés des internés FLN qui ont été relachés. Elle seront relachées le 5.

Les différents quartiers de la ville sont aux mains de l'armée ou de l'OAS ou du FLN, Azzedine, le chef FLN de la Zone Autonome d'Alger, délivre donc les premiers « laisser passer » aux patrouilles de l'armée française pour qu'elles puissent se déplacer.


8 avril 1962

13 jours après le massacre de la rue d'Isly : Les français métropolitains votent OUI à 90 % au référendum sur les accords d'Evian et pour l'indépendance de l'Algérie.

Bien que ce référendum ait été dénoncé comme inconstitutionnel (*) par de nombreux juristes puisque rien n'autorise le démembrement du territoire national et que les français d'Algérie, européens et musulmans, n'ont pas été autorisés à voter, les "métropolitains" approuvent massivement l'abandon de 13 départements français et du Sahara.

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(*) CONSTITUTION DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE DE 1958, Article premier : La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine,de race ou de religion.


12 avril 1962

Après un bref succès, le maquis OAS constitué dans l'Ouarsenis, est attaqué de concert par l'armée française et le FLN, avec l'appui de l'aviation, qui le détruisent.

Les premiers enlèvements massifs d'européens, par le FLN, sont signalés un peu partout dans les petites villes et les campagnes. La presse métropolitaine s'en fait peu l'écho.


les semaines suivantes

Malgré les accords d'Evian, 30.000 Européens, hommes, femmes, et enfants de tous âges sont enlevés partout Algérie. L'armée ne bouge pas : elle boucle ses cantines. On enlève en pleine rue des hommes et des femmes, les militaires en faction, ici et là, détounent la tête. 5.000 civils disparaîtront. Les famille désespérées ne retrouveront jamais leur trace.

Quelques témoignages d’évadés ou de Musulmans compatissants, permettront de connaître le sort affreux des survivants de ces rapts : les hommes, les femmes, tous violés, torturés pour le plaisir ou pour assouvir la vengeance d’un proche torturé lui-même par l’armée française. La plupart des hommes ont péri dans des souffrances horribles. Aujourd'hui on ignore toujours le sort des femmes. Les autorités ne s'en sont jamais occupé, se bornant à délivrer - tardivement - des certificats de disparition.

On peut presque dire que les morts eurent de la chance car le sort des disparus, qui furent signalés par des témoins dans des prisons sordides, dans des maisons closes et des bars à soldats, traités en esclaves, fut sans doute pire encore.

Témoignage du sénateur Dailly, le 19 Novembre 1963, devant le Sénat

Odyssée d'un militaire originaire du Lot-et-Garonne, André Aussignac, appelé en Algérie : sortant de sa caserne d'El Biar le 21 juillet 1962, soit quatre mois APRES la signature des accords d'Evian, il fut enlevé à huit cents mètres de celle-ci. Conduit dans une briqueterie, il fut enfermé dans un four éteint. Trois autres fours étaient remplis d'Européens. Le lendemain, tous partirent en camion bâché puis à pied. Ils étaient une soixantaine avec interdiction de parler. La destination après plusieurs jours de marche, fut la mine de Miliana. Au fond, une soixantaine de Français avec un verre d'eau et une poignée de semoule pour tout repas... juste de quoi les maintenir en vie.

C'est dans ce bagne improvisé qu'il apprit que d'autres détenus étaient utilisés à différent travaux d'utilité publique : construction de routes et même d'une base militaire en plein Sahara, déminage à la frontière tunisienne : les hommes devaient avancer droit devant eux, jusqu'au moment où ils sautaient sur une mine.

Un jour un ministre algérien en visite lui donna un coup de pied au visage parce qu'il ne s'était pas levé assez vite. Il s'évada alors une première fois. Repris au bout d'un kilomètre, il s'évada à nouveau, on le tortura. Il s'évada alors une troisième fois avec deux autres camarades qui seront tués. Récupéré épuisé sur le bord d'une route par des Français demeurés en Algérie, il embarqua clandestinement sur un chalutier et rejoignit la France en Mars 1963.

Là il eut toutes les peines du monde pour se faire démobiliser car il était porté déserteur depuis le 23 juillet 1962 ! il n'y arriva que grace à l'appui du sénateur.

Heureusement tous les français enlevés ne furent pas assassinés, certains furent rapidement relachés à l'instigation de musulmans ayant gardé la tête froide, d'autres furent emprisonnés par des responsables FLN ayant un peu d'humanité : ainsi ils leur assuraient une relative protection contre les tueurs musulmans, rarement des combattants de l'ALN, plutôt des incontrôlables de toutes espèces (façon résistants de la dernière heure en 44).

Sur ce cliché, des pieds-noirs libérés des geôles algeriennes, plusieurs mois apres l'indépendance.

Les édiles locaux, gardes champêtres, élus, anciens combattants, etc... sont eux systématiquement massacrés sur place.

Quant aux 150.000 Harkis, ce sont des soldats de l'armée française. Mais ce sont des musulmans, des supplétifs, autant dire presque rien (sinon des "sous-hommes" comme vient de le rappeler, le 11 février 2006, Georges Flêche, énergumène provocateur et président de la région Languedoc-Roussillon).

L’armée les désarme et les abandonne avec leurs familles sur place (2) . Beaucoup de ceux qui ont pu fuir l'Algérie y sont refoulés :

Document

Note de service n° 1334/MA/CAB/DIR 12 mai 1962, signée par Pierre MESSMER, ministre des armées :

... Plusieurs groupes d'anciens harkis seraient récemment arrivés en métropole... Renseignements recoupés tendent à prouver que ces arrivées inopinées sont dues à initiatives individuelles certains officiers. De telles initiatives représentent infractions caractérisées aux instructions que je vous ai adressées... Je vous prie d'effectuer sans délai enquête et sanctionner officiers qui pourraient en être à l'origine. En application stricte instructions note de service n°1013/CSFA/EMI/MOR du 11 avril, informez vos subordonnés que, à compter du 20 mai, seront refoulés sur Algérie tous anciens supplétifs qui arriveraient en métropole sans autorisation de ma part...

Chez les musulmans la vengeance s’applique jusqu’au parents et enfants des coupables : les nouveaux maîtres de l’Algérie les violent, les écorchent vifs, les ébouillantent, les émasculent, les découpent, les enterrent vivants. Ils obligent des fils à tuer leur père et leur mère, les pères à tuer leurs fils. Parfois ils traînent les corps, vivants encore, attachés à une mule ou à un véhicule quelconque.

Pendant ce temps l'armée, comme indifférente à tout ces carnages qui se déroulent PARFOIS SOUS SES YEUX, commence à regrouper les appelés qui remontent vers les ports en camions, sous les crachas et les caillassages des foules algériennes, ivres de joie.

TOUT LE MONDE EST DEVENU FOU : L'OAS (3), créée en février 1961 en révolte contre le lâchage de l'Algérie, poursuit ses assassinats après ceux de l'avocat Popie (porteur de valises) qui avait voulu créer un mouvement européen favorable à l'indépendance et du maire d'Evian accusé de faciliter les discussions du gouvernement FLN, les attentats et plasticages aveugles vont crescendo : pour marquer sa présence (les explosions en séries, "nuits bleues" à Paris et à Alger), pour se venger des intellectuels et "porteurs de valises" (4) français partisans de l'indépendance, aussi pour faire sortir l'armée de sa léthargie, également pour terroriser les musulmans et les empécher de déferler sur les quartiers européens des villes.

Film sur l'OAS

pris sur le site http://www.algerie-francaise.org/main.shtml

(Avant de regarder ce film, notez bien les observations suivantes)

- Sur son origine, c'est peut-être un montage fait par une officine du gouvernement qui a réunit des séquences provenant de plusieurs sources.

- Sur la manifestation anti-OAS à Paris, omission des 8 tués et des 350 blessés du métro Charonne.

- Sur la rue d'Isly, les soldats ne semblent pas avoir le souci de se protéger des balles alors qu'en arrière plan on voit les corps étendus.

- Sur l'intervention TV de Christian Fouchet après le massacre des civils par l'armée, il dit "...ceux qui ont tiré sur des gendarmes et des soldats français sont de fous et des criminels...", alors que c'est le contraire !

- Sur Bab El Oued, on tire à l'arme lourde depuis les blindés sur les façades (il y a pourtant 50.000 habitants tous terrés dans leurs appartements). On voit bien le résultat sur les facades et dans un appartement troué comme une écumoire.

- Sur le massacre d'Oran : rien. Le film semble s'arréter fin juin (?), pourtant les civils les mains en l'air, conduits par un civil armé d'un pistolet, sont ceux qu'on retrouve sur la photo N° 1, dans la relation du massacre (?).

démarrer le clip en passant la souris sur le rectangle noir

TOUT LE MONDE EST DEVENU FOU : Le gouvernement qui a créé des réseaux secrets de contre-espionnage (les fameux barbouzes (5), comprennant un fort contingent d'asiatiques et quelques musulmans nationalistes), chargés de combattre l'OAS , leur donne pleins pouvoirs : ils pratique à leur tour enlèvements, tortures et assassinats de français, membres de l'OAS ou supposés tels. Ils collaborent avec tous ceux qui veulent qu'on en finisse au plus vite, y compris avec le FLN.

Témoignage de Camille Gilles, écrivain

Le 24 décembre 1961 au soir, quatre Vietnamiens enlèvent, square Bresson, Paul Sintès et sa fiancée Angèle, tous deux agés de 20 ans. Le lendemain matin les gendarmes retrouvent leurs corps sur la plage de Castiglione. Le visage de Paul Sintès est méconnaissable. Ils ont été torturés avant d'être abattus d'une balle dans la nuque. Angèle, d'après le médecin légiste, a été violée et empalée.

Le jour de l'enterrement tous les habitants de Bab El Oued sont là. Certains arborant un brassard OAS. Sur le passage, les militaires et les gendarmes détournent le regard et n'interviennent pas.


1 er. mai 1962

Malgré le départ imminent, et déjà engagé, la France continue ses essais nucléaires et procède à une explosion atomique souterraine au Sahara.


18 mai 1962

Un avion militaire ramène le Bâchaga Said Boualem (*) (6) à Marseille où il s'installe avec les rescapés de ses harkis.

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(*) Ancien Caîd des services civils, ancien officier d'active, commandeur de la légion d'Honneur, croix de guerre 39-45, croix de la valeur militaire, vice-président de l'assemblée nationale jusqu'à ce que les députés d'Algérie soient destitués de leurs mandats après le référendum, il est le premier à avoir organisé une harka de supplétifs musulmans dans les Beni-Boudiane (Orléanvillois) pour lutter contre le F.L.N. Il combattra jusqu'à la fin pour la France à la tête d'environ 10.000 hommes.


7 juin 1962

C'est à cette date (*) que Paris décide d'ouvrir la frontière aux combattants du FLN , stationnés au Maroc. Cette nouvelle provoque une immence panique chez les européens et les musulmans fidèles à la France, dans un fantastique désordre ils commencent à quitter l’Algérie en masse, en abandonnant absolument tout sur place.

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(*) Le même jour les légionnaires Albert DOVECAR et Claude PIEGTS, qui avaient participé à l'assassinat du commissaire Gavoury, sont fusillés au fort d'IVRY.


26 juin 1962

Des camions militaires français, équipés de haut-parleurs, sillonnent les rues des grandes villes en incitant les Européens à descendre dans la rue, le 5 juillet, pour célébrer l'indépendance de l'Algérie. Ils recommenceront les jours suivants. Sans aucun succès car fin juin-début juillet les européens n'ont qu'une préoccupation : sauver leur vie et fuir.


1 er juillet 1962

Les algériens votent OUI à 99.72% au référendum sur l'indépendance de l'Algérie (*). Elle sera proclamée et effective le 5.

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(*) Le général de Larminat , Président de la Cour militaire de justice, qui juge « les soldats perdus » de l'OAS  se suicide. Saint Cyrien en 1914, combattant et décoré de la Légion d’honneur (distinction qui en ce temps-là est décernée parcimonieusement à titre militaire), il rejoint en 1940 les forces françaises libres. En juin 1962, pourtant déjà à la retraite, il accepte - non sans réticence – de présider la « Cour Militaire de Justice » devant laquelle doivent comparaître les soldats et civils de l’OAS. Il met fin à ses jours avant la première audience.


5 juillet 1962 (jour de l'indépendance)

A paris le lieutenant Roger Degeldre, responsable des commandos Delta de l'OAS, ayant assassiné, entre autres, le commissaire Gavoury, est fusillé au fort d'IVRY.

A Alger, à la demande du FLN, la France amistie tous les condamnés à mort ou à peine du FLN qu'elle détient.

A Oran, comme partout, les français retranchés dans leurs quartiers étaient réduits depuis 3 mois à de bruyantes et inutiles manifestation d'attachement à l'Algérie Française, et de soutien à l'OAS qui, pensaient-ils, était leur seul et dernier rempart contre l'anéantissement.

Là encore pour les faire taire et malgré les accords d'Evian, l'armée qui, rappelons-le, n'inquiète plus le FLN depuis le 19 mars, a tiré sur les populations civiles.

En effet, en juin, Sur ordre du général Katz, commandant en chef de la zone d'Oran, l’aviation française avec ses chasseurs T6 amitraille les immeubles des quartiers européens. Les blindés y font des incursions et tirent à la 12,7 sur les balcons. Les gens qui s'assemblent dans les rues sont rafflés. Plusieurs sont abattus.

 

 

Katz, dit le boucher d'Oran

Bien que les commandos OAS ait déjà évacué Oran (depuis le 17 juin ?), Katz s'attribuera de cette façon le score de plusieurs "commandos OAS" éliminés. En outre il s'amusera à relâcher, de nuit en plein quartier arabe, les raflés, dont des adolescents, après interrogatoires "poussés".

Le massacre

Malgré les accords d'Evian, le 5 juillet vers 11 heures, quelques centaines (quelques milliers ?) d'algériens (7) chauffés à blanc par le FLN se répendent en ville et se jettent sur les européens : les habitants sont violés, égorgés, émasculés, éventrés et pendus à des crochets aux abattoirs du Petit Lac.

La tuerie dure près de 6 heures et 3.000 oranais, dont un nombre non négligeable de musulmans, se font massacrer. Elle était préméditée car elle commence à la même heure aux quatre coins de la ville. Lorsque à 17 heures les gendarmes français sortent enfin de leur trou, le calme revient aussitôt. Preuve que si l'armée était intervenue, comme c'était son plus élémentaire devoir, ce massacre n'aurait pas eu lieu.

Témoignage du Révérend Père Michel de LAPARRE :

Le général Katz, qui quelques jours avant faisait tirer sur des civils français, a interdit à ses troupes d'intervenir et ses 18.000 soldats qui se trouvent à Oran restent cantonnés dans les casernes (à une exception : celle du lieutenant Rabah KELIFF qui désobéit et sort de son cantonnement avec ses hommes et libère 400 européens enlevés). En soirée seuls les gendarmes sont autorisés à sortir pour "aller au bilan".

Pour ce faits d'armes Katz sera cité à l'ordre de l'armée pour, entre autres, « avoir su rétablir et préserver avec force et dignité l’autorité légale et l’ordre public ».

CV du général Katz

Officier de carrière, en juin 1940 il est promu capitaine et se retire à la campagne où il restera à l'écart des événements jusqu'à la libération, encore qu'il ait écrit dans son livre qu'il avait aidé la résistance. Réintégré dans l'armée en 1945 il y poursuit une carrière sans éclat mais se rallie en mai 1958 au mouvement d’Alger en tenant publiquement des propos très fermes en faveur de l’Algérie Française.

Le 19 février 1962, Katz arrive à Oran pour prendre le commandement du secteur (son prédécesseur a été assassiné par l'OAS, lui-même a fait l'objet de 3 tentatives) avec pour mission de mettre au pas la ville quasiment sous contrôle de l’O.A.S. oranaise. Il s’y emploie mais de nombreux éléments de l'armée ne sont pas sûrs car sensibles au combat désespéré de la population oranaise. Il noue donc des relations avec les chefs locaux du F.L.N. (il libère Slémani Slimane qui, rapporte-t-il lui-même, « lui rendra de grands services dans les jours les plus agités »), quadrille la ville et tente de s’y imposer.

Katz n'est pas intervenu pendant le massacre car il considérait qu’après l’indépendance le maintien de l’ordre dans Oran ne relevait plus de lui. Il est l’auteur d’un ouvrage consacré à sa période oranaise, « L’honneur d’un général – Oran 1962 ».

Une plainte pour « complicité de crime contre l’humanité » a été déposée le 16 octobre 1999 entre les mains du doyen des juges au Palais de Justice de Paris, plainte déclarée recevable mais qui restera sans suite car Il décède le 9 mars 2001.


Juillet-aout 1962

Sur 1.200.000 européens et 1.000.000 de musulmans liés à la France (Harkis, leur familles, fonctionnaires et édiles locaux), 900.000 européens et 100.000 musulmans auront quitté l'Algérie avant fin aout (*). Sur les aérodromes et dans tous les ports, des centaines de milliers de gens qui ont tout abandonné, campent en espérant un avion, une place sur un bateau.

 

"Ils ont une drôle d'allure, ces passagers en provenance d'Algérie !" (l'Humanité du 6 juillet 1962)

- Pendant ce temps, les marins CGT de Marseille se sont mis en grêve générale, rien ne passe plus d'une rive à l'autre de la Méditerranée.

- Pendant ce temps, Gaston Defferre, maire de Marseille, rassure ses administrés sur Radio Monte-Carlo "c'est un simple exode estival ... ils viennent en vacances en métropole ... plus nombreux cette année, c'est vrai et cela pose des problèmes, c'est pourquoi nous souhaitons qu'ils retournent au plus vite d'où ils viennent".

- Pendant ce temps le gouvernement et les responsables de tous les partis, à l'unisson, martellent , en susbtance, l'argument suivant : il fallait bien en finir car finalement toute cohabitation de musulmans, majoritaires, avec des chrétiens ou des juifs est impossible, sauf à interposer indéfiniment une coûteuse armée entre les communautés...

- Pendant ce temps les Français métropolitains qui ont déjà tourné la page se soucient surtout de leurs vacances.

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(*) Fin aout il reste 300.000 européens en Algérie, peu à peu, quasiment tous seront obligés de partir .

Répartition des destinations  : METROPOLE 1.100.000 dont 100.000 musulmans, ESPAGNE 50.000, CORSE 17.000, ISRAEL 10.000, Divers 15.000.


Après...

Le 8 Juillet 1962

Malgré les accords d'Evian, début des massacres organisés de HARKIS dans des conditions atroces : certains seront égorgés, d'autres seront employés avec leurs familles au déminage des frontières, etc....

Le 17 Juillet 1962

Le consul de France de France en Agérie est sodomisé sur la plage de Sidi FERRUCH.

Le 23 Juillet 1962

Fusillade dans le centre d'Alger : nombreux (?) morts parmi les européens.

Le 30 Juillet 1962

Membre du groupe des 22 ayant déclenché la guerre de libération, capturé avec Ben Bella dans l'avion araisonné par les français, Mohamed Boudiaf est arrété à M'SILA par le FLN.

Le 9 Aout 1962

4 Légionnaires désarmés sont tués près de LAGHOUAT.

Du 20 Août au 30 Septembre 1962

Pendant presque 2 mois, violents combats en KABYLIE entre unités du FLN à dominantes berbère et troupes FLN (dite armée des frontières) à dominante arabe : 1.500 morts.

Le 21 Août 1962

Le monument aux morts d'ALGER est bétonné faute de pouvoir être détruit facilement.

Le 28 Août 1962

2 patrouilles françaises qui se portent au secours d'un fermier sont attaquées : 6 tués, 15 blessés.

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Deux ans après le cessez le feu

Fin de ce qui a été une ccomplète "purification ethnique", initiée le 19 mars 1962 : il reste 4.500 français en Algérie. Même les morts sont épurés, la quasi totalité des cimetières sont profannés (*) .

A Boufarik, cerceuil éventré

Le cimetière juif de Mascara

A Relizane, ossementséparpillés

(*) Jules Roy, écrivain Pied-noir favorable à l'indépendance de l'Algérie, venu se recueillir sur la tombe de sa mère, au cimetière de Sidi-moussa déclare à son retour, le 6 novembre 1962 : « Je voulais qu'on partage avec eux (les Algériens) la vigne. En retour j'attendais la moitié de l'ombre du figuier. Les cimetières sont saccagés (cliquez) je n'y ai plus rien, même pas l'ombre du figuier, et suis sans patrie. » 

Le 13 mai 1964 les derniers éléments de l'armée française quittent définitivement l'Algérie en évacuant REGGANE et COLOMB-BECHARD centres nucléaires et pétroliers du Sahara, y compris, et malgré les accords d'Evian, la base navale de Mer El Kébir qui devait rester sous bail français pendant 15 ans, renouvelables.

Dix ans après le cessez le feu

Les luttes intestines ont poussé nombre d'ex cadres FLN à demander l'asile politique à la France qui le leur accorde généreusement.

Vingt six ans après le cessez le feu

Le FLN engage une féroce répression contre les Kabyles en révolte permanente contre les arabes et le pouvoir central. Elle dure encore et a fait des centaines de morts. De très nombreux blogs, parfois rédigés en berbère mais surtout en français, évoquent leur résistance sur le net.

Kabylie 2002

Kabylie 2001

Kabylie 1988-1989

Trente ans après le cessez le feu

La vague islamiste a poussé des centaines de milliers d'algérien à fuir leur pays. La France en accueille près de 500.000. Comme il faut bien construire des HLM pour les loger, c'est l'occasion d'y mettre aussi les Harkis encore entassés dans les camps provisoires ouverts à l'automne 1962.

Trente huit ans après le cessez le feu

Nos députés (pas tous, certains ont boycoté la séance) écoutent placidement Bouteflika (8) insulter la France à la tribune de l'assemblée nationale et lui réclamer de l'argent en "réparation"de ses crimes en Algérie.

Il est même applaudi ! Aucun des députés présents ne songe à lui rappeler que nombre d'ex chefs FLN, persécutés par les leurs, se sont réfugiés en France. Que près de 3 millions d'algériens, supposés ex victimes du colonialisme, sont venus s'y installer depuis l'indépendance, et que 250.000 d'entre-eux ont renoncé au confort de la bi-nationnalité pour redevenir des citoyens français à part entière.

Quarante ans après le cessez le feu

Le 22 janvier 2002 : Assemblée Nationale, scrutin N° 379 concernant l'adoption de la date du 19 Mars comme date à commémorer : Votants 517, exprimés 482. Majorité absolue 242. Pour 278, contre 204.

- Les 36 communistes ont voté pour.

- Sur 248 socialistes, 205 ont voté pour, 6 ont voté contre : Laurent Cathala, Marcel Dehoix, Jean Dalobel, George Fréche Jean Marie Aubron, Odette , Michel Lafon et Gilbert Roseau, 15 se sont abstenus : François Doré, Christian Franqueville, Casanova, Gilles Cocquampot, Martine David, Monique Doniso, Robert GaïaMarre, Guy Manut, Yves Rome, Yvette , Pierre Claude Lanfrance, Jean Claude Leroy, Béatrice Roudy, et René Rouquet.

- Sur 31 du groupe Radical-Citoyen-Vert, 21 ont voté pour : 3 ont voté contre : André Aschieri, Jean Pierre Defontaine, et Bernard Boux, 3 se sont abstenus : Roger Franzoni, Jean Michel Marchand et Alain Tourret.

- Sur 67 UDF, 10 ont voté pour: Jacques Barrot, Jean Briane, Jean François Chossy, Yves Coussain, Alain Ferry, Jean Pierre Foucher, Pierre Manjucq, François Rocheblaine, François Sauvadat et Michel Volain, 3 se sont abstenus: Jean Pierre Abelin, Marc Roymann et Pierre André Wiltzer.

- Sur 43 Démocratie libérale et Indépendants , 4 ont voté pour : Pascal Clément, Georges Colombier, Jean Claude Lenoir et Alain Moyne-Bressand, 32 ont voté contre, 2 se sont abstenus : Philippe Houillon et Gérard Voisin.

- Sur 134 RPR, 3 ont voté pour: Didier Jolie, Alain Marleix et Franck Martin, 111 ont voté contre et 15 se sont abstenus : Jean Austch, Gilles Carrex, Jean Charropin, Michel Giraud, Jacques Godfrain, Lucien Guichon, Christian Jacob, Jean Marc Nudam, Jacques Pélissard Warsmann

- Sur 4 députés non inscrits , 0 ont voté pour : 2 ont voté contre: Jean Jacques Guillot et Philippe de Villiers. Les 2 autres se sont abstenus.

Aujourd'hui

Les rapatriés (ou pieds noirs ou repliés ou réfugiés) pleurent toujours leur pays perdu et très peu ont voulu y retourner en "touristes" tant les plaies sont encore vives. Ceux qui y sont allés disent avoir été bien accueillis.

Malgré l'arabisation totale de la société, entamé en juillet 1962, écoles et administrations en tête, la très grande majorité des algériens parlent toujours le français. Malgré le pactole pétrolier du Sahara (mis en valeur par la France et payé par elle à l'algérie 30 % au dessus des cours mondiaux), l'Algérie est un pays économiquement ruiné et moralement désespéré par l'incurie de ses dirigeants (PNB, Produit National Brut par Habitant, de l'Algérie, en 1960 : 1200 dollars, en 1993 : 20 dollars).

Les appelés du contingent (2.500.000 sont allés en Algérie), répugnent toujours à parler de ce qu'ils ont vu et fait "là-bas" et personne ne parle des 25.000 militaires qui y ont été tués en 8 ans de guerre. Pas de 19 mars pour ces derniers : LES MORTS POUR LA FRANCE dans cette "salle guerre" (sic) N'INTERESSENT PERSONNE, en dehors de leurs familles et des associations d'anciens d'Algérie.

Si les entreprises et les sociétés pétrolières ont été à peu près correctement indemnisées, les "rapatriés" (9) ordinaires n'ont touché, à partir de 1970, que de modestes compensations du gouvernement français. De nombreux dossiers traînent encore dans les bureaux des ministères concernés. Bien entendu les rapatriés n'ont ABSOLUMENT RIEN touché du gouvernement algérien qui a nationnalisé en novembre 1963 la totalité des biens abandonnés sur place.


Bilan

Prélude : Le 8 mai 1945 la région de Constantine se soulève en faveur de l'indépendance (déjà), 300 européens sont massacrés. La répression sera terrible et fera 10.000 morts algériens à Sétif.

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La guerre d'algérie, (on disait les opérations de pacification) qui durera 8 ans, commence par le soulèvement du 1 er. novembre 1954 (la Toussaint sanglante) marqué par une trentaine d'attentats faisant 7 morts. Les 2 premiers tués sont le caïd Hadj Sadok, lieutenant de l'armée française, et Guy Monnerot, un instituteur métropolitain, leur autocar est arrêté dans les Aurès et ils sont froidement abattus.

Pour la suite du carnage, aujourd'hui les historiens sérieux s'accordent, à peu près, sur les chiffres arrondis suivants :

400.000 civils algériens tués par le FLN et par l'armée française (dans quelle proportion ?).

150.000 Harkis et parents de Harkis tués par le FLN au moment de l'indépendance, malgré les accords d'Evian .

130.000 combattants du FLN tués, ou torturés (10) ou abattus en "corvée de bois" par l'armée français.

25.000 militaires français tués par le FLN (dont 11.500 appelés, dont 900 disparus).

10.000 européens tués par le FLN.

5.000 européens enlevés par le FLN, malgré les accords d'Evian, et portés disparus.

4.500 personnes tuées en métropole par le FLN (dont 300 français, dont 90 militaires et policiers).

3.200 civils tués par ou avec la complicité de l'armée française (rue d'Isly, bab El Oued, Oran).

1.800 personnnes tuées par l'OAS (dont 300 européens).

400 membres de l'OAS tués par les "barbouses".

TOTAL : 730.000 morts, soit plus de 95.000 tués par an, pendant 7 ans et 8 mois de guerre.

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Epilogue : La toute dernière victime (recensée) de cette guerre terrible et fratricide est le Colonel Jean Bastien-Thiry, passé par les armes au fort d'Ivry le 11 mars 1963, pour avoir organisé l'attentat, raté, du Petit Clamard (*). Un an après le cessez le feu, l'armée française a donc pu trouver 4 sous-officiers, 4 caporaux et 4 soldats du rang, plus le gradé qui à donné le coup de grace, plus l'officier qui a commandé le peloton d'exécution (18 autres s'étaient récusés), pour continuer la tuerie.

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(*) Cette exécution politique est la dernière qu'ait connue la France à ce jour. Elle fut saluée à l'époque comme une action salutaire par bien des gens qui, depuis, sont devenus de farouches adversaires de la peine de mort.


(1) CRIMINELS DE GUERRE : Une association lance une pétition pour identifier les responsables des massacres après l'indépendance mais IL FAUDRAIT AUSSI RETROUVER LES CRIMINELS DE GUERRE qui ont eu l'idée diabolique de mettre des tirailleurs algériens (noyautés par le FLN) en barrage rue d'Isly, le 26 mars 1962.

Voir le site de cette association :

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(2) HARKIS : Il faut méditer sur ces chiffres, 150.000 Harkis engagés dans l'armée française contre 50.000 combattants dans l'ALN (l'armée FLN). Au total 260.000 musulmans servaient les autorités françaises, en qualité de harkis mais aussi comme élus, fonctionnaires ou militaires de carrière. Avec leur famille, ils représentaient un million de personnes, soit un nombre équivalent à celui des pieds-noirs.

A la veille de l'indépendance de l'Algérie, les Français de la métropole ne se souciaient pas de leur devenir. Ils feignant de croire au respect par le FLN de son engagement de ne pas exercer de représailles. Quant aux communistes, ils assimilaient les harkis à des collabos et ne s'affligeaient aucunement de leur sort.

Les officiers reçurent l'ordre de désarmer les harkis. Pour vaincre la méfiance de leurs subordonnés, beaucoup usèrent du prétexte d'une inspection de routine. Ils les livrèrent ensuite sans armes à la vindicte des autres musulmans car l' ministre des Affaires algériennes, Louis Joxe, avait interdit formellement leur embarquement sur les navires à destination de la métropole. Mesmer, on l'a vu, avait de son coté pris des dispositions pour refouler ceux qui auraient pu échapper à leurs bourreaux. Les hauts cadres de l'armée, dompté et épurés après le push de 1961, obéirent sans trop discuter.

Cependant une parcelle d'honneur fut préservée par des officiers du rang : 100.000 musulmans, y compris femmes, enfants et famille proche, devront leur salut à des officiers qui ne supportant pas d'abandonner leurs hommes, ignorèrent les consignes criminelles des autorités supérieures en leur faisant passer quasi clandestinement la mer, mélés au contingent effectuant une peu glorieuse retraite.

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(3) OAS : Le coup d'envoi est l'échec du putsch des généraux de 1961, l'entrée dans la clandestinité des généraux Jouhaud, Salan et Gardy, des colonels Argoud, Broizard, Gardes, Godard, Lacheroy, du capitaine Sergent, des lieutenant Godot et Degueldre. Un Comité supérieur de l'O.A.S. se crée sous l'autorité de Salan qui quitte l'Espagne pour la Mitidja. Cependant le gouvernement donne au mouvement vers l'indépendance un caractère inéluctable et mobilise en sa faveur l'opinion publique métropolitaine qui bascule définitivement dans le camp anti OAS lorsque un stupide plasticage OAS à Paris blesse au visage la petite Delphine Renard .

En décembre 1961 commence pour I’O.A.S. le temps de l'épreuve de force, à partir de mars 1962 elle radicalise son action : opérations des commando Deltas à Alger et à Oran, attaques d'édifices publics à l'arme lourde, plasticages des bases barbouses, attentats sur des musulmans et des européens libéraux, assassinats de cadres de la police favorables à l'indépendante, nuits bleues à Paris (plasticages en séries). En Algérie la totalité de la population européenne fait corps avec elle et jusqu'à fin 1961 l'armée lui était assez favorable. Au printemps 1962 ce n'est plus le cas : de violents incidents éclatent à Oran entre forces de l'ordre et commandos de l’O.A.S qui assassinent le prédécesseur de Katz. Commencent alors les enlèvements et les assassinats de Français exécutés par le F.L.N. "La valise ou le cercueil". Pour l’O.A.S., le cessez-le-feu est un leurre. Certains d'entre-eux préconisent de conserver à la France une plate-forme africaine à tous prix, sous la forme d'une partition. D'autres n'y croient pas et pratiquent la politique de la terre brulée.

Fin juin 1962 plus rien n'est possible face à la collaboration anti OAS gouvernement-FLN, qui a décimé leurs rangs. Les survivants quittent l'Algérie et se réfugient dans plusieurs pays européens, notamment en Espagne.

Au bilan de l'OAS : 1.800 tués dans des attentats ou des attaques commandos de l'OAS. Les victimes sont en grande majorité des musulmans mais aussi 100 barbouses et 100 militaires et policiers français.

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(4) PORTEURS DE VALISES : L'intelligentsia française, notamment le monde du spectacle, ainsi que le Parti Communiste, prirent très tôt le parti de l'indépendance algérienne et du FLN. Très peu prirent directement les armes contre la France mais Ils aidèrent le FLN en le justifiant dans la presse et en organisant des manifestations de soutien. Certains, plus engagés, se firent agents de liaison, hébergeurs et porteurs d'argent et d'armes. Ils furent soutenus par l'archevèque d'Alger, Monseigneur Duval (surnommé alors "Mohamed Duval"), qui d'ailleurs prendra la nationnalité algérienne en 1964 .

D'où vient l'argent collecté ? De la population immigrée, astreinte au paiement de cotisation et d'amendes diverses sous peine de mort. Ces collectes provoquent un important afflux de trésorerie. De province, les valises de billets sont acheminées vers Paris. Des sommes considérables en billets sont acheminé vers la Suisse, soit par la valise diplomatique tunisienne, soit par des moyens clandestins. Cette volumineuse trésorerie nécessite de nombreux porteurs, souvent féminins (les valises pouvant d'ailleurs aussi bien receler des armes). Ainsi naîtront « les porteurs de valises », et l'appellation s'étendra à tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, aideront la rébellion.

Il faut POSER UNE QUESTION à ces intellectuels et politiques français QUI ONT CAUTIONNE le terrorisme contre la France comme moyen légitime d'expression politique : combien d'appelés et de civils tués avec les armes achetées avec l'argent qu'ils transportaient, ou que transportaient ceux qu'ils aidaient ou soutenaient ?

Profitant de leurs accès privilégié aux media, à un titre ou un autre, et encensés par eux, beaucoup de ces sympathisants du FLN se firent - et se font encore - publiquement gloire de leur combat pour la bonne cause .

Voici la liste de quelques uns d'entre-eux , parmi les plus connus, (les "porteurs" qui ont revendiqué leurs active participation à la rebellion sont soulignés). Certains occupent toujours le devant de la scène. Cette liste est complétée avec celle des syndicats et de la presse favorables au FLN :

LES MILITAIRES : Bien qu'il y ait eu des désertions, essentiellement par refus de faire la guerre aux algériens, et qu'un certain nombre de militaires ait noués des contacts avec le FLN après le 19 mars 1962 pour combattre l'OAS, les désertions pour rejoindre l'ennemi furent rares, la plus connue est celle de l'aspirant MAILLOT et du sous-lieutenant Abdelhamid GUERAB, aidés par un pied noir Maurice LABAN, tous membres du parti communiste. Ils formèrent un maquis rapidement démantelé par le Bachagha Boualem. Capturés, ils furent abattus.

Ces communistes, contrairement à ceux qui suivent, sont respectables car ils ont mis leur peau au bout de leurs convictions et pensaient ne pas se battre contre la France mais pour l'Algérie indépendante, voyez le site qui évoque Maurice Laban :

LES RESEAUX :

Celui d'Henry JEANSON fondateur du réseau de soutien au FLN du même nom, défendu par Roland DUMAS et Jacques VERGES sympathisants de son combat. L'un de ses membres, Hélène CUENAT, dira ultérieurement à la presse "j'ai mené le bon combat, j'ai porté des valises d'argent pour le FLN mais je ne sais pas ce qu'ils en faisaient après". Voici quelques exemples (choisis parmi les MOINS HORRIBLES) de la destination finale de ces fonds :

Les enfants massacrés au cours de la tuerie d' El Halia

Rebai Salmi, 12 ans, de Babar, égorgée avec toute sa famille

Massacre de Melouza 303 morts

Massacre de la famille Ortéga à Mers El Kébir

Said Ould Laid découpé vivant par les rebelles

L'un des 20 soldats capturés et torturés à mort dans l'embuscade de Palestro

Celui d'Henry CURIEL communiste égyptien, fondateur d'un réseau très actif comprenant des artificiers (en algérie), des fabricants d'armes (au Maroc) et des fabricants de fausse monnaie (en Hollande). Il sera assassiné à Paris en 1978 par des inconnus (le Mossad ?).

LES MEMBRES DU BARREAU :

Ils furent un certain nombre à défendre des FLN et des porteurs de valises, certains avec une ardente conviction (comme Roland DUMAS et Jacques VERGES déjà cités) ou Gisèle HALIMI, défenseur active d'un certain nombre de FLN trainés devant les tribunaux dans les années 56-62, et des droits de la femme par la suite. Nous ne serons pas les premiers à lui dédier cette photo :

Oumelkheir DAHOU, égorgée par les rebelles à TLEMCEN

LES RELIGIEUX :

Alors que la communauté israélite garde une attitude exemplaire, il n'en va pas de même pour certains catholiques. Outre Mgr. DUVAL (déja cité) et le cardinal LIENART : les prêtres de la Mission de France ainsi que le professeur MANDOUZE, cofondateur de Témoignage chrétien, Robert BARRAT journaliste à Témoignage chrétien et ancien secrétaire général du Centre catholique des intellectuels français, Francois MAURIAC, le père de la MORANDAIS, toujours très présent sur le petit écran. Ni pour certains protestants, en mars 1958 le pasteur MATHIOT est inculpé avec une équipe de fidèles : responsable de boîtes aux lettres, de dépôts d'armes, de collectes de fonds, d'hébergement et de complicités diverses avec les terroristes.

LES SYNDICATS :

Les prises de position du Parti Socialiste Unifié (PSU), qui vient de naître, celles de l'Union Nationale des Etudiants de France (UNEF), du Syndicat Général de l'Education Nationale (SGEN) se rejoignent dans le soutien au FLN avec Marc BLONDEL.

LES GENS DU SPECTACLE :

Hervé BOURGES (qui fut membre du cabinet d'Edmond MICHELET et prit la nationnalité algérienne en 1963, appartint au Cabinet du Président BEN BELLA, et devint président de FRANCE 2, FRANCE 3 et du CSA après son retour en France), Claude SARRAUTE, Guy BEDOS (pied noir), Roger HANIN (pied noir). qui sont eux-aussi toujours omniprésent sur le petit écran. Il faut citer aussi : Jacques PREVERT, François CHALAIS, Pierre BOULEZ, François TRUFFAUT (porteur), Danièle DELORME, Françoise SAGAN (porteur), Catherine SAUVAGE (porteur), Alain CUNY, Alain RESNAIS (porteur), Simone SIGNORET, Marina VLADY, Serge REGGIANI, Roland CASTRO, Laurent TERZIEFF (porteur). Jean Louis BORY (porteur).

LES COMITES DE SOUTIEN :

Celui de Henry GIRARD (Georges ARNAUD) est le plus connu, soupçonné de l' assassinat de 2 membres de sa famille en 1941 puis auteur célèbre du "salaire de la peur" et militant de la cause FLN (il "s'exila" en Algérie en 1962), il passe 2 mois en prison en France et bénéficie alors de l'appui d'un comité où on trouve parmi d'autres : Yvan AUDOUARD, Claude ESTIER, Joseph KESSEL, Frédéric POTTECHER, Jean Paul SARTRE, Jacques PREVERT et André FROSSARD.

LES POLITIQUE :

Ils soutinrent l'ennemi (ou militèrent activement pour l'indépendance) et certains devinrent ministres de la France par la suite : Elisabeth GUIGOU, Simone VEIL, Bertrand DELANOE, Jacques DUCLOS, Bernard STASI, Arlette LAGUILLER, Georgina DUFOIX, Michel ROCARD, Pierre JOXE (le fils du négociateur des accords d'Evian, devenu plus tard ministre des armées !), Bernard KOUCHNER, Jacques MELLICK, Michel PEZET, Christian NUCCI, Alain GEISMAR, Alain KRIVINE. Tout ce beau monde protégé à l'époque par le Garde des Sceaux, Edmond MICHELET.

LES ECRIVAINS ET JOURNALISTES :

Simonne de BAUVOIR (porteur), André BRETON (porteur), Pierre LAZAREFF, Robert LAZURICK, Georges SUFFERT, François MASPERO, Michel PEZET, Pierre VIDAL-NAQUET (porteur), Nathalie SARRAUTE (porteur), Jean Marie DOMENACH, Jean-François REVEL (porteur) devenu académicien, Claude ROY (porteur), Jules ROY (pied noir), Jean DANIEL, Roger PRIOURET, (porteur) Jean Jacques SERVAN-SCHREIBER, Roger STEPHANE, Henri ALLEG (ex directeur d'Alger Républicain). Margueritte DURAS (porteur), SINE (porteur).

LA PRESSE :

France-Observateur (Nouvel Obs), Le Monde, L'Express, L'Humanité, Libération, Témoignage Chrétien, Esprit, Les temps modernes.

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(5) BARBOUSES : Nom officiel MPC (mouvement pour la communauté) créé le 9 juillet 1959. Président fondateur : Jacques Dauer, secrétaire général Lucien Bitterlin. L'implantation du MPC en Algérie débute en mars 1960. Yves le Tac est nommé président, Lucien Bitterlin secrétaire général, Jean Dubuquoy responsable administratif pour Alger.

C'est à Paris, en octobre1961, dans le cabinet de l'avocat Lemarchand, que sont mises en places les modalités de la lutte contre l'OAS, en présence notamment de Roger Frey ministre de l'intérieur et de son adjoint, Alexandre Sanguinetti , responsables du cabinet anti OAS. Les membres du comité directeur sont Charly Bonardi, Youssef Benhoura, son beau frère Nouar, et le père Badin. Le chef du service action est Barthélémy Rossello.

L'assistance matérielle est assurée par le colonel Laurent responsable de la sécurité militaire en Algérie, sous le commandement de Pierre Mesmer ministre des armées : une trentaine de véhicules (403, 404 et camionnettes), faux papiers lots d'armes et explosifs. Des ports d'armes ainsi qu'un pécule de 60 millions d'anciens francs de l'époque sont débloqués grâce à Jean Morin. Trente cadres permanents majoritairement européens et quatre vingts militants sont recrutés. Le directeur de la police judiciaire, Michel Hacq aidé par le commissaire Grassien, met à la disposition des barbouzes 200 policiers métropolitains.

Le 7 mars 1962 Roger Frey donne l'ordre à Jean Morin de rapatrier en métropole les 150 survivants. 

Au bilan des barbouses : 400 membres de l'OAS tués ou portés disparus.

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(6) BACHAGA BOUALEM : Pourquoi pas une voie au nom de ce très grand patriote français aux Clayes (aux cotés de Philippe d'Estienne d'Orve et de Jean Moulin) ? au lieu d'une place Mandela, ce terroriste sud africain de l'ANC, dont Gaillot, ex évèque d'Evreux, était allé soutenir un complice français, Albertini, arrêté au Cap avec une voiture remplie d'armes et d'explosifs.

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(7) L'ATTITUDE DES MUSULMANS : "devant la position incertaine de la France, que vouliez-vous que nous fassions, nous devions donner des gages aux futurs maîtres de l'Algérie, en manifestant avec eux et en participant aux violences".

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(8) BOUTEFLIKA : Bien connu des services de police dans sa jeunesse. Secrétaire à la Willaya V au Maroc puis nommé commandant, c'est un homme d'appareil du FLN. Enrichi, dit-on, lorsqu'il était ministre algérien des affaires étrangères. Président élu par défaut face aux islamistes. Humaniste vouant une haine farouche aux ancien Harkis ("ces collabos réfugiés en France..."), il caresserait - dit-on - l'idée curieuse de se voir décerner le prix Nobel de la paix...

(9) RAPATRIES : (certains disent "repliés") Terme un peu abusif s'agissant de français, certes, mais dont beaucoup, implantés depuis 3, 4 ou 5 générations en Algérie, n'avaient jamais mis les pieds en métropole. Pour l'essentiel seuls y étaient venus les 300.000 (dont 70.000 musulmans) qui traversèrent la mer pour participer à la libération de la France en 1944. Leur patrie était l'Algérie Française. Ils étaient un peu des étrangers en France. On le leur fit bien sentir lorsqu'ils s'y réfugièrent en 1962, 1963 et 1964.

(10) LA TORTURE : Elle fut largement pratiquée de part et d'autre. Pour l'armée française, elle fut pratiquée sur ordre ou avec l'accord tacite des autorités.

Témoignage de Rémi MADOUI, dans son livre "J’ai été fellagha, officier français et déserteur : du FLN à l’OAS” (Seuil).

... De 1955 à 1960, je fus  combattant du FLN. La prise des pouvoirs par les extrémistes du FLN ( la plupart de ces officiers ne s’étaient jamais battus en Algérie), fut progressive et sanglante, et me révolta. je fus appréhendé. Le 6 mai 1960, après plus de deux semaines de torture, je réussis à m’évader et à rallier une base militaire française. Mon évasion d’un des centres de torture FLN coïncidait avec la priode où je devais faire mon service militaire. Je fus donc admis à l’Ecole Militaire de Cherchell d’où je sortis sous-lieutenant...

... En 1962, il ne faisait aucun doute que l’Algérie allait être livrée à la faction extrémiste du FLN. Je rejoignis l’OAS en mars 1962. L’OAS était encore sous le contrôle d’officiers français dont je partageais en grande partie les objectifs quant à l’avenir de l’Algérie. Mes activités dans l’OAS se limitèrent au maquis mort-né de l’Ouarsenis.  Fait prisonnier le 1er avril 1962, je fus transféré en France et condamnéle 18 janvier 1963 par un tribunal militaire...

... La torture et les liquidations furent pratiquées à une large échelle. Elles furent pratiquées par tous les participants. La torture et les liquidations étaient devenues tout simplement les armes d’une guerre où la fin justifiait les moyens. La torture n’avait pas seulement pour but d’arrêter les poseurs de bombes pour les uns, de parer au noyautage de l’organisation FLN pour les autres, elle n’était pas seulement utilisée en cas« d’extrême urgence ». C’était une méthode de renseignement et d’intimidation institutionnalisée, employée d’une manière routinière et ses victimes étaient, dans la plupart des cas, destinées à une exécution sommaire. La torture et l’assassinat étaient devenues la procédure courante de réglement des conflits, non seulement contre des organisations adversaires, mais à l’intérieur du FLN même. Pour les extrémistes et les gens  aujourd’hui au pouvoir, le peuple algérien n’a donc jamais été qu’un matériel humain. Aujourd’hui encore dans l’Algérie du FLN, la seule institution qui marche bien depuis l’indépendance est la torture, complétée par l’assassinat politique...

Crédits : pour réaliser cet article nous avons compulsé beaucoup d'ouvrages et consulté un grand nombre de sites internet qui nous ont fournis les photos reproduites (qui ont été vraissemblablement extraites en partie du "Livre Vert" de Robert Lacoste, gouverneur général de l'Algérie jusqu'en 1958, aujourd'hui introuvable en librairie), il n'est pas possible de les citer tous ici, nous nous en excusons.

Si vous êtes intéressés par ce sujet douloureux vous pouvez consulter Google en tapant des mots clés comme : "26 MARS", "OAS, "FLN", ALGERIE FRANCAISE", "PIEDS NOIRS", etc.


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