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Biennale: La confection des chars, petites mains et grosses parties de rigolade


Dimanche 29 Mai 2022

La biennale de Fontenay-le-Comte se tiendra du 4 au 6 juin. Dimanche, les visiteurs pourront admirer les chars qui ont été confectionnés pendant 2 ans par les bénévoles. Rencontre avec ces petites mains...


Début avril, dans l’immense hangar de la rue des Horts, à Fontenay-le-Comte, nous avons rencontré les bénévoles, ces centaines de petites mains qui œuvrent à la confection des chars.

À l’ombre de la splendeur des véhicules fleuris se cache une multitude de bénévoles. Tous consacrent une très grande partie de leur temps libre à la confection de ce qui fera la fierté de leurs quartiers, les chars. Chacun apporte son savoir-faire là où les besoins se font sentir : on scie, on cloue, on forge, on colle, on coupe et on confectionne des roses… des milliers de roses. « Il en faut 80 000 pour confectionner deux chars, précise Antoinette, du quartier du Puits. Ici, nous les achetons “toutes faites”, mais il faut les “brosser”, une par une, puis les préparer pour pouvoir les coller, » explique-t-elle. Un travail de fourmi qui prend près d’une année.

 

C’est du boulot, mais on rigole

« La confection des fleurs, cela fait partie de la tradition, explique Mireille Blondinneau, co-présidente du quartier des Loges. Ici, tout est fait à la main, ce sont des roses “roulées”. Il faut une minute pour réaliser une rose, pour quelqu’un qui en a l’habitude, poursuit-t-elle. Il faut couper le papier crépon, le froncer dans un petit métier, enrouler la fronce sur elle-même, et la fixer avec un fil de fer. ». 
« Ensuite il faut aplatir  la queue, cela fait l’objet de nombreuses plaisanteries, ajoute en riant Nénette, une retraitée qui nous fait une démonstration. Il y a des queues fines, des queues plates. » . « Des grosses queues, ajoute un compagnon hilare qui a posé son marteau, des dures, des molles, » poursuit-il, encouragé par le fou rire qui s’est emparé de l’assemblée. « C’est sûr, il faut aimer rigoler, quand on fait partie de la clique, conclut Mireille, c’est pour cela que les gens ont plaisir à se retrouver deux fois par semaines, et que la tradition perdure depuis plus d’un siècle, c’est la convivialité qui fait tout. »

« Après la cavalcade, c’est la séparation, et là, c’est douloureux. Les plus chanceux vendent leur char, mais sinon, tout part à la déchèterie, c’est un crève-cœur, précise Mireille, personnellement je m’arrange pour ne pas être là. » conclut-elle.  
Nathalie MONTELLE

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