Menu

L’pays do z’ânes


Dimanche 10 Octobre 2021

Chaque mois, votre Gazette vous propose une petite histoire en patois local. Trouvez ici le texte du mois d'octobre accompagné de sa traduction


TRIAIZE, le départ de la course aux ânes, (carte postale, 1905)
TRIAIZE, le départ de la course aux ânes, (carte postale, 1905)

L’étiont dux, Gus et pi ine aute arou. Comme l’allions vornucer à l’Aguion, l’avont passé par Triaize.

T’sais bé s’qu’o l’est, l’nous a fait rigoler bé des fouais Gus, mais y’a aussi bé d’autes foués que l’frait biaco mu d’rin dire. 

Torjou est-y qu’en travorsant Triaize, l’a croiseille ine bounfemme qu’était d’vant chez elle. L’savait bé avour qu’l’était, mais l’a v’lu faire l’malin. Alors le l’a accosté, pi l’y a d’mandé « Qu’est t’o qu’o l’est t’cho village, y sais pas avour qui sé ? ». La bounfemme li a répondu « O l’est Triaize ! ». 

O l’était ine  joureille où qu’ o f’sait un bia soulaille, l’aviont borvochés pas que l’ève, l’avions pu soué, l’étiont ébroi. L’a dit à la bounfemme « Triaize, est’o pas l’pays d’aux ânes ? ».

L’crayait qu’o aller rester d’même, mais v’la t’y pas qu’à l’y a répondu « Ouais, o l’est l’pays d’aux ânes, mais y’en a biaco plus qui passant qu’y’en a qui restont ! ».

O l’est cholà qu’était avec li qui m’au z’a raconté.

(D’après une histoire véridique des années 50)

Christian GIRAUDET, pour la Rédaction
 

 


Traduction :

Depuis 1863, Triaize organise chaque été une fête des ânes...sauf lorsque le COVID est passé par là...
Depuis 1863, Triaize organise chaque été une fête des ânes...sauf lorsque le COVID est passé par là...

Le pays des ânes

Ils étaient deux, Gus et puis un acolyte. Comme ils allaient trainer à l’Aiguillon, ils ont passé par Triaize.

Tu sais bien ce que c’est, il nous fait souvent rigoler Gus, mais il y a aussi d’autres fois où il ferait beaucoup mieux de ne rien dire.

Toujours est-il qu’en traversant Triaize, il a croisé une bonne femme qui était devant chez elle. Il savait bien où il était, mais il a voulu faire le malin. Alors il l’a accosté, et il lui a demandé « Comment se nomme ce village, je ne sais pas où je suis ? ». La bonne femme lui a répondu « C’est Triaize ! ».

C’était une journée où il y avait un beau soleil, ils n’avaient pas bu que de l’eau, ils n’avaient plus soif, ils étaient bien étanchés. Il a dit à la bonne femme « Triaize, c’est pas le pays des ânes ? ».

Il croyait que ça aller en rester là, mais voilà qu’elle lui répond « Oui, c’est bien le pays des ânes, mais il y en a beaucoup plus qui passent qu’il y en a qui restent ! ».

C’est celui qui était avec lui qui me l’a raconté.

 
Nathalie MONTELLE

Notez


Plus d'articles :
< >

Mercredi 1 Décembre 2021 - 10:26 Portes ouvertes: Une journée découverte à l’ODDAS